Après 113 ans de courses de galop aux Sables-d’Olonne, l’hippodrome de la Malbrande s’apprête à tourner une page majeure de son histoire. France Galop a officialisé la suppression de cette discipline sur le site, malgré près de 140 000 euros de dépenses récentes consacrées à sa piste.
La décision, liée au recul des paris hippiques et à la volonté de réduire les coûts, laisse les turfistes déçus et soulève une question bien concrète : quel avenir pour un équipement dont les courses de trot, elles, doivent se poursuivre ?
Fin du galop à l’hippodrome de la Malbrande après 113 ans
L’annonce a été confirmée le 19 octobre 2026, après plusieurs mois de rumeurs dans le monde des courses hippiques. La Malbrande ne proposera plus de galop, une décision qui s’inscrit dans une réorganisation plus large de la filière et touche plusieurs hippodromes de province.
Pour Yannick Meunier, président de la société des courses sablaise, la nouvelle est tombée alors qu’il dirigeait l’une de ses dernières réunions avant de passer la main, en raison de la limite d’âge. Il s’attendait à cette décision, mais l’a accueillie avec amertume : trois réunions premium de galop par an représentaient entre 50 000 et 60 000 euros de recettes annuelles.
Une piste appréciée, mais un modèle économique sous pression
La piste de la Malbrande avait pourtant de solides atouts. Son président la décrit comme une installation de grande qualité, restée en bon état même après une sécheresse historique. Mais les difficultés économiques du sport hippique ont conduit France Galop à privilégier la réduction des coûts.
La baisse des enjeux pèse sur les ressources de la filière et rend plus difficile le maintien d’un calendrier réparti sur de nombreux sites. Pour les passionnés qui souhaitent continuer à suivre l’actualité des réunions et des paris, des informations consacrées aux courses hippiques aux Sables-d’Olonne permettent de garder un œil sur la vie des pistes.
140 000 euros d’investissements récents pour une activité supprimée
Le coup est d’autant plus rude qu’un chantier important venait d’être achevé. Environ 140 000 euros ont été consacrés à la modernisation du système d’arrosage, après des problèmes récurrents qui affectaient la piste de galop. Ces dépenses récentes avaient précisément pour objectif d’améliorer le terrain et de le rendre plus fiable pour les chevaux.
Or, l’équipement ne pourra pas être simplement réaffecté au trot : il a été conçu spécifiquement pour le galop. La société des courses a dû emprunter pour financer ces travaux et demande une indemnisation à France Galop, tandis que les recettes du trot devront désormais contribuer au remboursement. Un investissement pensé pour faire vivre une discipline risque ainsi de peser sur les autres activités de l’hippodrome.
Le trot maintenu, mais un manque à gagner bien réel
Le calendrier de trot reste inchangé, et la Malbrande continuera donc d’accueillir des réunions. Le site va cependant changer d’allure : sans galop, il perd une partie de sa programmation et une source de revenus estimée à plusieurs dizaines de milliers d’euros par an.
La dernière réunion de galop premium est annoncée le jeudi 22 octobre 2026 à partir de 10 h 30, avec une entrée à 5 euros. Pour les habitués, ce rendez-vous prend des airs de dernière occasion de voir les pur-sang fouler une piste qui a longtemps fait partie du paysage sablais.
Un siècle d’histoire hippique aux Sables-d’Olonne
Les premières courses de galop locales remontent à 1913, lorsqu’elles se déroulaient sur la plage. La discipline a ensuite accompagné le développement de la ville, avant de trouver sa place à la Malbrande lors de l’ouverture de l’hippodrome en 1970. D’un vaste champ, le site est devenu une piste reconnue par les professionnels.
La fin du galop ne marque donc pas seulement la suppression de quelques réunions : elle clôt une tradition vieille de plus d’un siècle. Les activités équestres et les souvenirs des turfistes restent, eux, bien ancrés dans l’histoire locale, tandis que le trot devra porter seul la suite de l’aventure.
Les passionnés peuvent également découvrir d’autres rendez-vous régionaux, comme les courses organisées à l’hippodrome de Plouescat. À la Malbrande, l’enjeu sera désormais de préserver l’attractivité du site et d’imaginer un avenir de l’hippodrome qui ne repose plus sur le galop.

















