Le monde des courses hippiques s’agite avec une nouvelle fraîche qui fait sensation dans les paddocks : Éric Woerth, ancien ministre bien connu des sphères politiques, vient de prendre les rênes du PMU. Cette nomination intervient à un moment crucial, où le PMU, palais historique des paris hippiques français, cherche à relever des défis majeurs et à se réinventer pour séduire une nouvelle génération de turfistes.
La nomination d’Éric Woerth : une main politique aux commandes du PMU
Ce vendredi 13 mars, l’assemblée générale du Groupement d’Intérêt Économique (GIE) PMU a validé la nomination d’Éric Woerth à la présidence du conseil d’administration, un choix qui s’appuie sur sa riche expérience politique et sa compréhension fine des enjeux économiques. Sous réserve de l’avis de la Haute autorité pour la transparence de la vie publique, sa prise de fonction s’annonce comme une étape décisive pour ce pilier des paris hippiques, opérant sous la houlette de France Galop et de la Société d’encouragement à l’élevage du trotteur français (SETF).
À la tête du PMU, Woerth succède à Joël Séché, qui avait assuré la présidence par intérim à la suite du départ de Richard Viel. Son mandat s’inscrit dans une volonté claire de changer de braquet à l’heure où la filière aspire à une renaissance, portée notamment par des mesures prévues dans le fameux « Pacte PMU 2030 ».
Un souffle nouveau pour une filière en pleine mutation
Éric Woerth, député pendant de longues années et ministre aguerri, s’est vu confier dès septembre 2025 la tâche de piloter la rédaction de ce pacte ambitieux, dont l’objectif est d’accompagner la transformation de la branche hippique entre tradition et modernité. Le PMU, qui date de 1930, se trouve aujourd’hui à la croisée des chemins, devant affronter une baisse persistante des paris hippiques tout en soutenant avec vigueur près de 40 000 emplois dans le secteur.
Fort d’un bénéfice net de 837 millions d’euros en 2024, le PMU finance la filière via un modèle partagé équitablement par France Galop et la SETF. Cependant, cette période de turbulence financière et de désaccords internes a demandé une remise à plat de la gouvernance, une réforme qui a été validée par l’État et se traduit notamment par la transformation du statut du PMU en GIE commercial.
Les défis de la gestion du PMU : vers une relance des paris hippiques
Prendre la direction du PMU aujourd’hui, c’est comme mener un cheval capricieux sur une piste pleine d’obstacles. Éric Woerth devra conjuguer ses talents politiques et sa sensibilité à l’univers des chevaux pour guider cette institution historique dans une ère nouvelle. L’enjeu majeur est de redynamiser l’offre des paris hippiques face à la concurrence numérique tout en assurant la pérennité financière du PMU.
En lien étroit avec Cyrille Giraudat, directeur général du PMU, Woerth entend appliquer les mesures du « Pacte PMU 2030 » qui promettent une rénovation en profondeur, tant au niveau de la gouvernance qu’au cœur même de la stratégie commerciale. Ce plan de transformation vise à répondre aux attentes des passionnés de courses hippiques comme des nouveaux adeptes des paris sportifs, tout en consolidant le rôle vital que joue le PMU dans le financement de l’élevage et des compétitions.
Un secteur à la croisée des chemins entre politique et passion équestre
L’équilibre entre une gestion politique affûtée et une passion sincère pour les chevaux, éléments chers aux turfistes, constitue le cheval de bataille d’Éric Woerth. La connaissance des coulisses politiques et économiques ne pourra qu’aider sa mission pour éviter les embûches, notamment les récentes tensions observées au sein de la filière. La réforme du PMU, détaillée dans divers rapports et communes à plusieurs ministères, vise à garantir un avenir durable pour les courses hippiques, vecteur d’emplois et d’expertise française dans le monde équestre.
Ce nouveau cap prend place dans un contexte où le PMU doit relever de nombreux défis, notamment liés à la concurrence et à l’évolution des habitudes des parieurs. La préhension des rênes par un ancien ministre tel que Woerth pourrait bien insuffler l’audace politique nécessaire pour assurer une relance durable.










